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Les métiers à Montillot entre 1838 et 1938.

R. M. Koutlidis, 2021

Quelle chance nous avons aujourd’hui d’avoir accès aux premiers recensements de la population, mis en ligne sur le site des archives départementales de l’Yonne !

C’est le décret du 22 décembre 1789 qui ordonna d’établir un tableau des « citoyens actifs » par commune, puis quelques mois plus tard, le décret du 7 juillet 1790 du Comité de division à la Convention nationale organisa cette fois un dénombrement de la population entière qui semble avoir été terminé en mai 1791 ; mais l’exécution n’en fut probablement pas toujours faite par voie d’enquête de recensement et une grande partie des archives a été perdue.

La loi du 22 juillet 1791, appelée « loi sur la police municipale », prévoyait la conduite d’un recensement nominatif, méthode qui resta celle principalement employée ensuite pendant deux siècles : elle fut préparé par Lucien Bonaparte et Jean-Antoine Chaptal mais ne parait pas avoir été effectué en dehors de Paris.

Le recensement, dit de l’an II, par application du décret de la Convention nationale du 11 août 1793, recensant tous les habitants et les électeurs, fut réalisé sur l’ensemble du territoire français de l’époque, principalement en 1793-1794, c’est-à-dire l’an II. Les résultats complets par commune sont conservés aux Archives nationales.

Le recensement, dit de l’an VIII, fut prescrit par une circulaire du 16 floréal (16 mai 1800), et eut lieu en 1801. Lucien Bonaparte avait exigé des maires qu’ils fournissent un état de la population de leur commune, répartie entre hommes mariés, veufs, femmes mariées, veuves, garçons, filles et défenseurs de la patrie (vivants). Dans quelques communes, les maires firent établir une liste nominative ; dans d’autres ils utilisèrent le registre d’état-civil, resté théoriquement obligatoire ; la plupart du temps, ils se contentèrent d’évaluations approximatives, souvent au-dessous de la vérité.

Depuis 1801, un recensement général de la population fut organisé tous les cinq ans, jusqu’en 1946, sauf quelques-uns supprimés ou retardés en temps de guerre, et à l’exception de 1811 et 1826, années où furent seulement réalisés, pour la plupart des communes, des rapports statistiques utilisant les chiffres des précédents recensements. L’année exacte peut varier d’un département ou d’une commune à l’autre, surtout avant 1836.

Les archives des recensements n’ont cependant pas toujours été conservées et une circulaire du Ministère de l’Instruction publique de 1887 avait même explicitement désigné les listes nominatives comme étant des papiers inutiles pouvant être détruits. Une étude faite en 1963 sur un échantillon représentatif de 827 communes avait constaté que pour chaque recensement antérieur à 1836, les listes nominatives n’avaient été conservées aux archives départementales que pour moins de 8 % des communes, tandis qu’à partir de 1836, la proportion était de l’ordre de 50 % ou plus. Cependant des archives des recensements de l’an II (1793), l’an VIII (1800), 1806 et 1820 pour la plupart des communes sont conservées aux Archives nationales ou parfois dans d’autres dépôts d’archives.

Pour Montillot, on dispose des listes nominatives de 1836, 1851 ,1872, 1991, 1901, 1906, 1911, 1921, 1926, 1931, 1936. Le nom, le métier, l’adresse approximative y sont reportés, et parfois la nationalité. L’ensemble des personnes vivant au foyer est répertorié (femme, enfants, enfants « placés », domestiques), ce qui représente une source précieuse d’information pour les généalogistes, et les chercheurs.

Cette période de 100 ans traverse des années de grands bouleversements successifs. Après l’enthousiasme révolutionnaire 50 ans plus tôt, le début de la révolution industrielle avec la première voiture à vapeur en 1833, et les transformations de la société mise en place progressivement, la monarchie de Juillet avec Louis-Philippe installe depuis 1830 une autre forme de révolution sociale : la  création des écoles, de garçons d’abord en 1833, puis de filles à partir de 1867; le développement des voies de communication (routes, ponts, canaux) et la « révolution du rail » (la première ligne de chemin de fer (Paris-Versailles) est née en 1837) qui élargit les paysages et l’économie; les liaisons transatlantiques régulières par paquebot à vapeur ; le ballon dirigeable en 1850 ; la révolution industrielle qui va profondément métamorphoser la société à partir de 1850 (marteau piqueur, moteur à explosion, accumulateur électrique puis dynamo, puis transport de l’électricité par câble en 1885, moteur à explosion en 1889), lignes postales, télégraphe puis télégraphie sans fil en 1915, impression rotative pour les journaux, photographie (des Daguerréotypes… aux photographies en couleur en 1905) ; pour nos campagnes, la faucheuse apparait en 1834, puis en 1872 la herse et le chargeur de foin en 1873, la moissonneuse-lieuse en 1875 ; développement du béton, de la fonte et de l’acier ; radioactivité (1896) et radium (1898) grâce à Marie Curie (les rayons X sont découverts en 1894, et rapidement seront mises au point les premières radiographies osseuses) ; premier vol motorisé en 1905, et invention de l’hélicoptère ; machines à écrire (Japy), premiers postes de radio à galène en 1910 ; pneumatiques sur les camions (1917), cartes routières (1918) …

En 1930, l’hydro-électricité fournit la moitié de la production française d’électricité.

Bémol à ces transformations rapides voire fulgurantes du mode de vie, le développement de la tuberculose qui devient la première cause de mortalité en Europe en 1835, de la variole (terrible épidémie en 1835) et l’apparition de pandémies de grippe en France ; une pandémie de choléra en 1849 fait 20000 morts à Paris, et en 1854 on la retrouve dans le sud de la France, où elle sévit puis diffuse en France jusqu’en 1855 (deux autres épidémies de choléra lui succéderont : en 1863-1871 puis en 1880). La mortalité reste très importante en 1870 avec la rougeole, scarlatine, typhoïde, diphtérie, grippe, coqueluche, oreillons, paludisme, variole, tuberculose, choléra, maladies carentielles et maladies vénériennes. L’hygiène devient un sujet de santé publique et l’on multiplie les bains publics, puis en 1852 les premiers immeubles parisiens sont reliés aux égouts, rendu obligatoire à Paris en 1894.

En 1871 Pasteur découvre le principe de la « pasteurisation » pour détruire les microbes (l’asepsie ne commence qu’en 1874) puis, en 1879 il propose le principe du vaccin. Il démontre le rôle des germes dans les maladies infectieuses. En 1882, la stérilisation est généralisée pour réduire les risques opératoires, et des anesthésies locales, avec emploi de cocaïne, sont proposées. (Des anesthésies à l’éther et au chloroforme sont pratiquées depuis 1846). L’aspirine est commercialisée en 1899. Une grave épidémie de rougeole sévit de 1905 à 1910. Des vaccins sont mis au point (rage 1885, typhoïde 1896, variole 1902, coqueluche 1906, diphtérie 1924, BCG contre la tuberculose en 1924 également, fièvre jaune en 1932). Et la grippe continue de faire des ravages : après l’épidémie de 1890 qui est venue de Sibérie (366 morts le 4 janvier à Paris) celle de 1918 (grippe espagnole) fait 115000 décès en 1918. Les premiers vaccins contre la grippe sont introduits en 1937.

En 1922 commencent les premières expérimentations de l’insuline dans le traitement du diabète (encore première cause de décès dans le monde en 2020).

Alors bien sûr c’est un grand écart que cette époque nous impose puisqu’aussi elle nous enthousiasme, nous fait rêver, avec Musset, Lamartine, Stendhal, Mérimée, Dumas,  George Sand, Nerval, Victor Hugo, Flaubert, Baudelaire, Jules Vernes, Verlaine, Daudet, Zola, Anatole France, Jules Valles, Maupassant, Edmond Rostand, André Gide, Alain Fournier, Apollinaire, Proust, Paul Fort, Claudel, Eluard, Cocteau, Giono, Saint-Exupéry, Malraux, Céline,  Aragon… et Berlioz, Chopin, Gounod, Liszt, Verdi, Offenbach, Bizet, Debussy, Ravel, Fauré, … et Courbet, Renoir, Corot, Pissarro, Degas, Cézanne, Van Gogh, Toulouse Lautrec, Monet, Cézanne, les impressionnistes, les Fauves, Picasso, Modigliani, Matisse… Sans oublier Viollet le Duc (1814-1879) ; il fréquente Prosper Mérimée (nommé inspecteur général des monuments historiques) qui l’aide dans son début de carrière et lui confie alors la restauration de la basilique de Vézelay en 1840.

1840 : c’est le début de l’exode rural, avec 40000 à 50000 ruraux par an qui rejoignent les villes, souvent des cadets ou petits journaliers issus de campagnes surpeuplées. Vers le milieu du siècle les paysans, qui sont souvent propriétaires de terres morcelées et insuffisantes, exploitent comme fermiers, métayers ou manouvriers les domaines des aristocrates ou des bourgeois. Dans les années qui ont suivi, maladie de la pomme de terre, mauvaises récoltes de fourrage et céréales entrainent la multiplication des troubles et des faillites ; la disette sévit, aggravée par la sécheresse. Les grèves se multiplient ainsi que les pillages de marché. L’impôt sur le sel est rétabli. Cette crise a des effets considérables sur la population française. Pour plus de la moitié des départements, la population a diminué. Pour les 2/3 d’entre eux, l’émigration l’emporte sur l’immigration. En 1881, on dénombre plus de 1 000 000 d’étrangers installés en France, surtout Italiens, Belges, Espagnols et Allemands, avec 77 000 nationalisations. A la veille de la guerre, en 1914, 100 000 saisonniers agricoles étrangers viennent chaque année travailler en France. Les enfants, les vieillards et les femmes sont mobilisés dans les campagnes pour assurer les moissons et faire les vendanges, épaulés par les hommes, paysans mobilisés, qui bénéficient de permissions agricoles.

A la fin de l’empire, la France paysanne artisanale et rurale devient progressivement ouvrière, industrielle et urbaine (54% de ruraux en 1870) ; la production de blé et pomme de terre augmente mais la pauvreté persiste. Après 1870, la poursuite de l’exode rural qui alors affecte toutes les régions et toutes les catégories sociales (ouvriers agricoles, petits exploitants, artisans, commerçants de bourg, ouvriers d’industries dispersées en déclin, bucherons…) entraine une raréfaction de la main d’œuvre et une augmentation du coût de celle-ci, d’où l’incitation pour les exploitants à recourir aux premières machines agricoles mécaniques. La concurrence des pays neufs (blé américain, laine argentine ou australienne) accentue la crise agricole. Alors le phylloxéra qui frappe les vignobles (en 1875 en Bourgogne) et détruit définitivement les vignes, conjugué à la dépression des prix agricoles accélère les migrations définitives de ruraux (166000 par an jusqu’en 1881, 100000/ an ensuite), vers les villes, ou vers de nouvelles colonies.

A partir de 1880, dans le milieu rural, apparaissent les petits fonctionnaires (instituteurs, facteurs, percepteurs), et des retraités. Le nombre de commerçants, artisans et professions libérales est en hausse : épiciers, cabaretiers, charrons, médecins pharmaciens, notaires…

En 1900, 50% de la population vit dans les zones rurales. Vers 1905, on dénombre 30 000 moulins et environ 2.6 millions d’ouvriers agricoles journaliers ou domestiques de ferme à plein-temps. L’habitat dans les campagnes s’améliore : le ciment et le parquet remplace la terre battue, la pierre ou la brique remplace le torchis ou le bois, les tuiles ou les ardoises remplacent le chaume…

Le choix de cet intervalle (1836-1936) est guidé par les tables de recensement. Il couvre la plus grande partie du 19e siècle (1814-1914).

Qu’en est-il de notre population, à Montillot ?

C’est la période où, d’une densité maximale (presque 1000 en 1850), le nombre d’habitant décroit (environ 520 en 1930). Ceci correspond à l’exode rural qui affectait toutes nos campagnes.

L’évolution sociale durant cette période est assez bien représentée par la modification des professions recensées. Des métiers d’autrefois, qui disparaissent, des professions sinistrées, qu’on ne voit plus, sont remplacés par d’autres.

Métiers oubliés

Blatier : il y en avait 4 jusqu’en 1851 à Montillot, un encore en 1872. Mentionné par Diderot dans son encyclopédie, ce marchand fait commerce des grains, du blé.

Rouetier :

Il y en avait 3 à Montillot en 1836, puis ce métier a disparu au village.

Fabricant de rouets ou de roues de charrettes en bois ? (Pour ces derniers on employait plutôt le nom de charron, et il y en avait 2 à 3 jusqu’en 1931).

Regrattier : il s’agissait de l’épicier. Ce nom est abandonné après 1936. Il y avait 5 épiciers en 1906.

Chartier, charretier : le métier de ceux qui transportaient (en charrette) les voyageurs. Peu nombreux, de 0 à 2 jusqu’en 1931.

Ménétrier : noté en 1836, ils seront ultérieurement plus sobrement appelés violoniste ou musiciens. (ménestrel !!)

Métiers perdus

Tuilier : on en dénombrait 2 en 1851, mais plus aucun ensuite. On peut penser qu’ils se sont installés dans un village voisin. Car les tuiles ont progressivement remplacé le chaume.

Tourneur : sur bois, sans doute ? Il est peu probable qu’il se soit agi de potier. Le métier disparait à partir de 1891.

Cerclier : 3 en 1836, 1 jusqu’en 1872, les cercliers ont disparu après cette date. Ils fabriquaient les cercles métalliques pour les tonneaux et barriques.

Tonnelier :

Entre 1 et 2 jusqu’en 1901, ils disparaissent ensuite (un seul est noté en 1926)

Distillateur : jusqu’en 1901, il y en avait un à Montillot.

Vigneron : Jusqu’à 41 recensés en1872, ils disparaissent de Montillot et ses hameaux au recensement suivant, en 1891.

Sabotier : le métier n’est plus recensé à Montillot à partir de 1906 ; il y en a eu jusqu’à 4 (en 1872) auparavant.

Tisserand : 12 en 1836, ils s’effacent rapidement (5 en 1851, 1 en 1872, puis plus du tout).

Perruquier : il y en avait encore un en 1836 à Montillot.

Huilier : 2 à 3 jusqu’en 1872

Meunier : entre 2 et 4 sur la commune, jusqu’en 1931.

Notaire : il y avait encore un notaire à Montillot en 1836

Curé : à partir de 1936, il n’y a plus de curé demeurant à Montillot.

Militaire, soldat, militaire retraité : de 14 en 1836, ils ne sont plus notés à partir de 1872.

Autres Métiers

Nourrices : ne sont pas répertoriées comme telles, rarement notées (une seule en 1901, 1926, 1901)

Sage-Femme : on en recense une en 1851, et en 1872.

Musiciens : plus constants à partir de 1911

Facteur : à partir de 1911

Cantonnier : 2 à 3 à partir de 1872

Instituteur : 2 à partir de 1851

Manouvrier, manœuvres, ouvriers : après un pic en 1872, on n’en compte plus que 0 à 3 jusqu’en 1936.

Métiers d’aide à la personne : dame de compagnie, domestique, servante, lingère, blanchisseuse-lavandière : leur nombre fluctue. Seules les blanchisseuses ou lavandières ne sont notées qu’à partir de 1926.

Et l’agriculture ?

On a vu la disparition des vignerons en 1891.

Ils se répartissent en propriétaire-exploitant, cultivateur, fermier-éleveur, (jardinier), et aide de culture, ouvrier agricole, domestique agricole, laboureur. Dans ces deux catégories, la définition des métiers est sans doute parfois imparfaite.

Les cultivateurs ont connu leur apogée en 1891 (162 !) mais tombent à 0 en 1901 (?), date à laquelle il y a toujours autant d’ouvriers agricoles. Les mêmes se sont sans doute définis comme « propriétaires exploitants » en 1901, 1906 (passant de 0 à 133 et 117) ; ensuite la définition inverse réapparait avec 82, 54 et 0 propriétaires -exploitants contre 29, 60 et 102 cultivateurs pour les années 1926, 1931 et 1926.

Les éleveurs restent peu nombreux : 7 en 1906, 9 en 1926, oscillant sinon entre 0 et 2.

Le commerce

Boulanger : 2 à 3 à partir de 1901

Epicier (regrattier) : entre 0 et 1 jusqu’en 1891, 1 à 5 de 1901 à 1936 .

Aubergiste : 3 en 1872, un seul en 1926, un seul en 1936.

Marchand de vin, débit de boisson : absents de 1872 à 1901,on en retrouve un les années suivantes.

Receveur buraliste : sur cette période il n’est noté qu’une seule fois, en 1901

Marchand d’étoffe

Les autres, qu’on n’a pas cité

Cordonnier, Bourrelier,

Couvreur, Tailleur de pierre, Carrier, Terrassier, Maçon, Plâtrier, Charpentier, Scieur, Menuisier

Forgeron, Etameur, Maréchal,

Fileur de verre,

Charbonnier,

Marchand de bestiaux,

Garde, garde champêtre, garde forestier,

Négociant, Rentier, retraité,

Bucheron, Journalier,

Couturière, Brodeuse

Revendeur chiffonnier, Brocanteur, Forain, Marchand de peaux de lapins, Colporteur.

En résumé :

Par ces courbes ci-dessous, on a tenté d’objectiver ces transformations de la vie civile que représentent les professions exercées dans les villages.

Si les professions agricoles, jusqu’en 1936, augmentent par rapport à la population, les métiers du bâtiment, eux, tendent à diminuer ; bénéfices indirects de la mécanisation, rendant plus attractif le travail de la terre, d’une part, et plus productif le travail du bâtiment, avec moins de bras nécessaires ?

Et si l’on exclut les professions agricoles :

Les métiers du bâtiment sont prédominants, après ceux de l’agriculture, jusqu’en 1891. Le nombre de commerçants augmente un peu jusqu’en 1936. Le nombre de personnes déclarées rentier/retraités reste minime.

Et en détail (en nombre absolu):

Les vignerons pour la plupart demeuraient au Vaux-Donjon ; les coteaux calcaires alentour étaient propices à cette culture des vignes, comme on en voit à nouveau sur les côteaux de Vézelay, tout proche. (voir annexe 2).

Le ravage du Phylloxera a anéanti cette culture, qui ne s’en est jamais relevée.

Une des conséquences en a été la diminution voire l’extinction des métiers liés à la vigne (tonnelier, cerclier, distillateur…)

En conclusion

Les métiers exercés dans un groupe reflètent le mode de vie de cette population, et leur évolution rend compte des grands changements qui ont affecté le pays dans son ensemble : de la révolution industrielle aux grandes épidémies, du phylloxéra de la vigne aux migrations, des guerres à l’exode rural, tous ces changements transparaissent en filigrane derrière ces courbes, et permettent de mieux les appréhender.

Exemple d’une page du recensement à Montillot en 1836.

ADY 7M 2/111 1836

Annexe 1

Un premier travail avait été réalisé par A. Buet en 2003

La démarche, différente, s’appuyait sur les souvenirs des plus anciens du village. Elle a eu le mérite de l’échange, de l’humain, du partage, que tous les recensements informatisés consultés sur ordinateur ne nous apporteront jamais !!

Montillot au XXe siècle.

Quelques professions exercées au village.

Une liste de commerçants et artisans ayant pratiqué leur métier à Montillot au début  du 20ème siècle a été entreprise par Pierre Guttin il y a quelques années à partir de ses souvenirs de jeunesse. Nous l’avons complétée ensemble au cours de ces derniers mois, avec l’aide d’autres « anciens ».

Remercions particulièrement Paulette MOREAU, Suzanne SAVELLY-DEVOS, Yvette JOUX-MOREAU, Pierre CHAMPY, Paul MOREAU, et certains descendants, directs ou indirects, des personnes citées.

Les archives d’état-civil d’une partie du 19ème siècle, déposées à la mairie de Montillot, et mises aimablement à notre disposition par la maire Michel GIRAUX, nous ont permis de compléter partiellement cette liste dans la période 1870-1900.

130 personnes sont ainsi présentées, dont 13 boulangers, 2 bourreliers, 2 buralistes, 16 cafetiers, 2 charpentiers, 7 charrons, 1 chiffonnier, 2 coiffeurs, 2 cordonniers, 3 couturières, 2 distillateurs, 1 électricien, 14 épiciers, 3 exploitants forestiers, 1 fileur de verre, 1 fondeur, 2 forains, 2 gardes forestiers, 3 huiliers, 7 maçons, 4 marchands d’étoffe, 8 maréchaux-ferrants, 3 menuisiers, 4 meuniers, 1 sabotier, 1 sage-femme, 3 tonneliers …

Les agriculteurs, qui constituaient, jusqu’à la 2ème guerre mondiale, la plus grande partie de la population, ne sont pas cités.

Nous avons ajouté les 4 derniers curés attachés à Montillot ; nous en préparons une liste complète depuis 1650, ainsi qu’une liste des maires depuis 1789 et une liste des instituteurs depuis 1870…

Cette liste ne pouvant intéresser les visiteurs éloignés de notre site, nous n’en présentons ci-joint que la première page ; le document entier est consultable en mairie de Montillot.

Cette liste ne prétend nullement être exhaustive ; aussi, nous demandons à tous ceux qui la liront de nous indiquer toutes les corrections et tous les compléments qu’ils jugeront utiles. Merci d’avance… !

Annexe 2

Il fut étonnant de rencontrer cette publication dans un journal spécialisé dans les nouvelles méthodes de culture, attestant de la culture de la vigne à Montillot :

« Notice sur la culture de la vigne à Montillot », revue horticole, Journal d’Horticulture pratique, Janv-Décembre 1947, ed : Poiteau, Vilmorin, Decaisne, Neumann, Pepin : Librairie agricole De Dusaq, Paris, 26 rue Jacob, 3esérie, tome 1.

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